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Quelques articles parus de la presse:
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Source : News.com
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La
loi n'autorise qu' une sauvegarde du logiciel |
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Les créateurs de logiciels bénéficient du droit d'auteur régi par le Code
de la propriété intellectuelle. Aucune utilisation de leur oeuvre ne peut
être faite sans leur accord, matérialisé par une licence.
Sont considérés comme du piratage la copie, l'échange, la vente, l'achat
et le téléchargement de logiciels sans autorisation, l'installation d'un
logiciel sur un poste sans posséder de licence appropriée et l'achat d'un
ordinateur déjà équipé d'un logiciel sans licence.
L'utilisateur a, certes, la possibilité de procéder à une copie de
sauvegarde, mais il est interdit d'adapter le logiciel ou d'en reproduire
le code source.
En cas d'atteinte à leurs droits, leurs auteurs ont la possibilité de
recourir à la justice.
Cyril Fabre
Avocat, Cabinet Alexem
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L'ENTREPRISE
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Extrait du N° 199
Piratage de logiciels : gare aux contrôles !
Pour se protéger, le dirigeant doit veiller aux
procédures d'achat
et vérifier régulièrement les postes de travail.
- A l'origine des contrôles, on trouve bien
souvent des dénonciations d'anciens salariés mécontents, ou de revendeurs
de matériel informatique honnêtes. Mais également les intuitions des
commerciaux - des demandes d'informations trop fréquentes sur un produit
peuvent éveiller les soupçons, - et des recoupements statistiques. «
Lorsque l'on compare le nombre de licences achetées avec le nombre de
salariés ou de postes et le montant du chiffre d'affaires, il est assez
facile de se faire une idée de la situation », précise Nabil Hireche.
Certains encore se font pincer en demandant à l'éditeur des conseils sur
un logiciel dont ils n'ont pas la licence ou lors d'une descente surprise
de contrôleurs assermentés qui vérifient toutes les entreprises d'un même
quartier.
- Inutile, alors, de jouer les ingénues. «
Nul n'est censé ignorer la loi. Et il faut savoir qu'en matière de
contrefaçon, le contrefacteur est présumé de mauvaise foi. Il lui
appartiendra dans ce cas de démontrer sa bonne foi », rappelle Cyril
Fabre, avocat au cabinet Alexem. Difficile, également, pour le dirigeant,
d'accuser ses salariés d'avoir installé des produits illicites à son insu.
Si la faute a été manifestement commise par quelques salariés, la bonne
foi du dirigeant peut être prise en compte, assure toutefois Eric
Beaurepaire, porte-parole du BSA et directeur marketing de Symantec. «
Mais pas si la proportion des logiciels illicites monte à 30 ou 40 %. »
Même lors d'un achat sur un site de vente aux enchères, le chef
d'entreprise ne peut prétendre avoir été abusé : c'est à lui de demander
les garanties nécessaires au vendeur.
- Afin de se prémunir contre les mauvaises
surprises, le plus simple pour les dirigeants est d'abord d'élaborer des
procédures d'achat claires, puis de vérifier régulièrement les postes de
travail.
Du
constat d'huissier à la "descente" de contrôleurs assermentés.
- La BSA (Business Software Alliance)
privilégie le dialogue.
Lorsque ses soupçons se portent sur une entreprise, ses avocats envoient
une lettre invitant ses responsables à dresser un inventaire des logiciels
installés et,
le cas échéant, à régulariser la situation.
En cas de non- recevoir, elle envoie un huissier constater l'infraction et
effectuer une saisie. A l'éditeur, ensuite, de décider s'il poursuit ou
non le contrevenant.
- L'APP (Agence pour la protection
des programmes), pour sa part, dispose d'experts assermentés habilités à
constater les contrefaçons, sur les lieux publics et sur internet. Dans le
cadre d'une perquisition, sur intervention du juge, ceux-ci peuvent aussi
vérifier le bon usage des logiciels en entreprise.
- Les contrôleurs assermentés de l'Adapi
(Agence des droits d'auteur et de la propriété industrielle) sont les plus
expéditifs : choisissant un quartier de bureaux, ils frappent à toutes les
portes, comparent les installations des logiciels et les licences et, en
cas de délit, dressent des procès-verbaux. Le contrevenant a quinze jours
pour régler l'addition. Passé ce délai, le dossier est transmis au
parquet. L'avocat Cyril Fabre conteste la légitimité de cette méthode : «
Il s'agit d'un lieu privé et les perquisitions ne sont possibles que sur
autorisation du juge. Par conséquent, rien n'oblige les entrepreneurs à
faire entrer ce type de visiteurs. »
La responsabilité des dirigeants engagée.
Une véritable action anti-piratage se met
en place :
enquêtes et procès vont se multiplier et la responsabilité des dirigeants ne
sera plus épargnée.
- Selon la Business Software Alliance (BSA),
qui regroupe les plus gros éditeurs, les pertes liées au piratage
s'élèveraient, en France, pour 2001, à 600 millions d'euros. Des milliers
de cas de vente de copies illégales sur internet ont, par ailleurs, été
signalés en Europe.
« Cet énorme manque à gagner nous handicape fortement, s'insurge Nabil
Hireche, directeur général d'Adobe France. Ce n'est pas parce que le
support est peu coûteux que le produit lui-même l'est aussi. Il ne
viendrait à l'idée de personne de voler un PC. Pourquoi devrions-nous
accepter de subir le même préjudice ? Notre approche est sans complaisance
: la loi doit s'appliquer et nous plaidons pour un accroissement des
contrôles. »
Tous les industriels concernés, dont le géant Microsoft France, affichent
peu ou prou leur détermination à stopper l'inflation de cette délinquance
invisible en misant sur la peur du gendarme.
- Les enquêtes et les procès à l'initiative
de la BSA devraient s'intensifier. A l'échelon européen,
l'association a eu plus de 15 000 fois recours aux tribunaux en 2001, et a
déjà reçu 3,8 millions d'euros de dommages intérêts.
- L'Agence pour la protection des programmes
(APP), qui réalise un millier de visites par an, compte aussi
accélérer leur rythme. Quant à l'Agence des droits d'auteur et de la
propriété intellectuelle (Adapi), elle espère faire passer son
équipe de contrôleurs assermentés de 20 à 180 d'ici à la fin de l'année
2003.
La responsabilité des dirigeants
En parallèle, les actions de communication
de la BSA s'amplifieront, elles aussi. Dès ce mois d'avril,
l'association lancera une nouvelle campagne sur les risques encourus.
Considérés comme responsables, les chefs d'entreprise ou leur directeur
informatique (en cas de délégation contractuelle) peuvent se voir
condamner au pénal ou au civil.
Privilégiée dans le cas de réseaux organisés, l'action au pénal peut
déboucher sur des condamnations à deux ans de prison ferme, à des amendes
de plus de 762 000 euros, à l'interdiction de gérance, à la saisie des
produits, du matériel et des recettes, à l'interdiction d'exercer, de
participer à des appels d'offres... Lors d'une procédure civile, en
revanche, le tribunal fixe librement le montant des dommages- intérêts. Le
caractère dissuasif de ces sanctions a longtemps été limité, car les
litiges se réglaient par la négociation. Mais les plaignants ont de plus
en plus tendance à faire exécuter les sentences. Une action intentée par
Microsoft contre une dotcom cotée en Bourse a ainsi débouché l'an
dernier sur une sanction de 457 000 euros. De même, évitée
jusqu'alors, après négociations, afin de préserver l'image des
contrevenants, la publication des jugements sera sans doute plus
fréquente. « Des noms connus feront prendre conscience du problème aux
entreprises », lâche Alain Ecuvillon, responsable antipiratage de
Microsoft France.
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http://www2.canoe.com/techno/nouvelles/archives/2004/11/20041129-101852.html |
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Journal LA
PRESSE du 22 octobre 2003 |
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Le piratage informatique progresse au Québec
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Presse canadienne
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Le nombre de logiciels
d’affaires piratés a augmenté dans les entreprises du Québec en 2002,
alors que près de 39 % des entreprises de la province ont installé des
logiciels sans permis d’utilisation, selon une étude commandée par l’Alliance
Canadienne contre le vol de logiciels.
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Ce fléau a coûté 85
millions de ventes au détail, 430 millions en salaires et plus de 7 400
emplois à l’économie québécoise l’année dernière, selon le sondage mené au
printemps par l’international Planning and Research Corporation.
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En hausse de six points par
rapport à 2001 le Québec perd son rang de la province ayant le taux de
piratage le plus bas au Canada, bien qu’il demeure sous la moyenne
nationale de 39,4%
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‘'Il y a encore du travail
de sensibilisation à faire’' commente Pierre Chadi, porte-parole de l’Alliance,
ajoutant que les résultats sont un peu inquiétants puisqu’ils demeurent
élevés par rapport à la situation qui prévaut aux États-Unis.
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‘'Le taux de piratage se
situe à environ 20 à 25 % au États-Unis, surtout en raison des lois qui
sont plus sévères depuis plus longtemps chez les Américains'’, dit M.Chadi.
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Il rappelle à cet égard que
la loi canadienne n’a été amendée qu’en 1999 pour porter à 20 000 $ la
pénalité par infraction.
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L’Alberta affiche le taux
de piratage le plus faible à 33,6 %, devant l’Ontario à 35,5 %. L’enquête
évalue que le piratage informatique a fait perdre 408 millions de ventes
au détail d’applications logicielles d’affaires, 1,9 milliard de pertes en
salaires et plus de 32 000 emplois au Canada en 2002.
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BSA - Quelques chiffres |
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Les
pertes économiques à l’échelle mondiale causées par le piratage
informatique ont surpassé les 18 milliards de dollars en 1999.
En France, alors que 46% des logiciels utilisés par les entreprises sont
piratés, la plupart des sociétés n’en ont pas conscience. 58% d’entre
elles n’ont jamais réalisé d’audit de leur parc informatique (Source
Etudes IPR et Ashdown). Aussi BSA mène-t-elle des campagnes d’information
en direction des entreprises. Ces campagnes sont destinées à faire prendre
conscience aux dirigeants des risques qu’ils encourent en utilisant des
logiciels piratés et les invitent, le cas échéant, à régulariser leur
situation.
Depuis la naissance de
l'association en 1988, les membres de BSA mènent des actions qui peuvent
prendre la forme de procédures civiles ou pénales, de mises en garde et
d’audits, à l’encontre d’entreprises utilisatrices de copies illégales
dans le monde entier.
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Taux de piratage
Source BSA (2002) |
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2001 |
2002 |
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France |
46 % |
43 % |
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Europe Occidentale |
37 % |
35 % |
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Monde |
39 % |
40 % |
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